forum de la cavalaria delphina Index du Forum forum de la cavalaria delphina
Forum de l'association de reconstitution historique Cavalaria Delphina
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Le matériel dans les romans de Chrétien de Troyes

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum de la cavalaria delphina Index du Forum -> Reconstitution -> La bibliothèque
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 21:19 (2011)    Sujet du message: Le matériel dans les romans de Chrétien de Troyes Répondre en citant

je suis parti de l'ouvrage suivant :

Chrétien de Troyes
Œuvres complètes
Gallimard
Edition publiée sous la direction de Daniel Poirion.

Cette édition reprend des copies, essentiellement du 13eme siècle, des textes de Chrétien de Troyes

Mon étude est loin d'être exhaustive ou objective : j'ai fait ressortir les éléments marquants que j'ai repérés.
je ne vois pas d'inconvénient à ce que les éléments soient utilisés par qui le souhaite, n'oubliez juste pas de citer la source originale et le nom de l'association, l'extraction de ces éléments représente pas mal de travail

les numéros devant chaque paragraphe sont les numéros des vers dans le texte


Dernière édition par Rostaing Maupoulet le Mer 10 Aoû - 21:39 (2011); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 21:19 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 21:38 (2011)    Sujet du message: Erec et Enide Répondre en citant

95
Afublez d’un mantel hermin
Galopant vient tot le chemin
S’ot cote d’un diapre noble
Qui fu fez an Costantinople
Chauces de paile avoir chauciees
Mout bien fetes et bien tailliees
Et fu es estries afichiez
Uns esperons a or chauciez
Il portait un manteau d’hermine
Il galopait et suivait son chemin
Une cotte multicolore d’étoffe précieuse
Tissée à constantinople
Et des chausses de soie
Bien faites et bien taillées
Bien campé sur ses étriers
Ses éperons étaient d’or

711
Lace li les chauces de fer
Et queust a corroie de cer
Hauberc li vest de boene maille
Et se li lace la ventaille
Le hiaume brun li met l chief

La lance li ra el poing mise
Cil l’a devers l’arestuel prise
Elle lui lace les chausses de fer
Et les coud avec une lanière de cuir de cerf
Elle lui enfile son haubert de bonnes mailles
Et lui lace la ventaille
Elle lui pose sur la tête le heaume bien fourbi

Il empoigne la lance
La saisissant par la poignée

940
C’une piece del hiaume tranche
Res a res de la coisfe blanche
Il lui a tranché une pièce du heaume
Au ras de sa coiffe blanche

1578
Le fres bliau et le mantel
De la vert propre croisilliee
Qui por son cors estoit tailliee
Cil cui ele l’ot comandé
Li a le mantel apporté
Et le bliau qui jusqu’as manches
Estoit forrez d’ermines blanches
As poinz et a la cheveçaille
Avoit sans nule devinaille
Plus de deus cenz mars d’or batu
Et pierres de mout grant vertu
Yndes et verz, persses et bises
Avoit par tot sor l’or assises.
Moult estoit riches li bliauz
Me por voir ne valoit noauz
Li mantiax di rien que je sache
Ancor n’i avoit mise estache
Car toz estoit fres et noviax
Et li bliauz et li mantiax
Moult fu li mantiax boens et fins
Au col avoit deux sebelins
As tassiax ot d’or plus d’une once
Q’une part ot une jagonce
Et un rubi de l’autre part
Plus cler qu’escharbocle qui art
La pane fu d’un blanc hermine
Onques plus bele ne plus fine
Ne fu veüe ne trovee
La porpre fu mout bien ovree
A croisetes tot diverses
Yndes et vermoilles et perses
Blanches et verz, bloes et giaunes
Une estaches de cinc aunes
De fil de soie d’or ovrees
A la reine demandees
Un bliaut tout neuf et un manteau
De riche tissu vert à dessins croisés
Qui avait été taillé pour elle
Comme si elle l’avait commandé
Le serviteur apporta le manteau
Et le bliaud qui jusqu’aux manches
Etait fourré d’hermine blanche
Aux poignets et au collet
Il y avait à coup sur
Plus de deux cent marcs d’’or battu
Et il était parsemé de pierres de grande puissance
Indigo, vertes, violettes et brunes
Toutes enchâssées d’or.
En vérité si le bliaut était splendide
Le manteau ne l’était pas moins que je sache
Les attaches n’y étaient pas encore mises
Car le étaient neufs
Le bliaud comme le manteau
Le manteau était très bon et de haute qualité
Au collet il était fourré de deux zibelines
Et les fermoirs pesaient plus d’une once d’or
Avec d’un coté une jacinthe
Et de l’autre un rubis plus clair
Qu’une escarboucle ardente
La garniture était en en hermine
La plus belle et la plus fine
Q’on ait jamais vue
Son riche tissu était soigneusement
Brodé de croisettes de toutes les couleurs
Indigo, rouge, bleu foncé, vert, bleu pâle, jaune
La reine commanda qu’on lui apporte
des attaches ouvrées de cinq aunes de fils de soie et d’or

1928
I vint a cin cenz chevaliers
Vestuz de paisle et de cendax
Mantiax et chauces et bliax
Il vint avec cinq cent chevaliers
Vétus de de riches étoffes de soie
Manteaux, chausses et bliaux

2107
Iluec vit an le jor lacier
Maint hieaume de fer et d’acier
Tant vert, tant giaune et tant vermoile
Ce jour la on vit lacer
Tant de heaumes de fer et d’acier
Verts, jaunes et vermeils


2154
Les resnes tindrent par les neuz
Et les escuz par les enarmes
Ils tiennent les rennes par les nœuds
Et les écus par les courroies

2645
Erec s’asist de l’autre part
Sor une ymage de liepart
Qui el tapiz estoit portraite
Por armer s’atorne et afaite
Premiermant se fist lacier
Unes chauces de blanc acier
Un hauberc vest après tant chier
Qu’an n’an puet maille detranchier
Mout estoit riches li haubers
Que an l’androit ne an l’anvers
N’ot tant de fer com une aiguille
N’onques n’i pot coillir reoille
Que toz estoit d’argent feitiz
De menues mailles tresliz
Erec s’assit face aux armes
Sur l’image de léopard
Tissée sur le tapis
Il se prépare à se faire armer
Tout d’abord il se fait lacer
Les chausses d’acier clair
Il revêt un haubert si bien fait
Qu’on ne peut en trancher une maille
Ce haubert est si riche
Qu’à l’endroit comme à l’envers
On ne peut y trouver assez de fer pour fabriquer une aiguille.
Il ne pourra jamais rouiller
Car il est fait de petites mailles
Treslies en argent

2940
Lor vindrent cinc chevaliers autre
Chascuns la lance sor le fautre
Les escuz as cos anbraciez
Et les heaumes brunis laciez
Alors viennent cinq autres chevaliers
La lance à l’arrêt
Les écus pendus au cou
Le heaume luisant tout lacé

3180
Li escuier Erec descombre De son hiaume et si li deslace
La ventaille devant la face
L’écuyer débarasse Erec
De son heaume et lui délace
La ventaille devant le visage

3692
Et fist sor un grant destrier sor
Metre la sele a lyons d’or
Puis comande qu’on lui aport
Escu et lance roide et fort
Espee brunie et tranchant
Et hiaume cler et reluisant
Hauberc blanc et chauces treslices
Et fit mettre sa selle à lions d’or
Sur son grand destrier alezan
Il commanda qu’on lui apporte
Son écu et sa lance raide et forte
Son épée bien fourbie et tranchante
Un heaume clair et luisant
Un haubert blanc et des chausses de mailles

4049
Por ce que cil desarmez iere,
De sa lance torna deriere
Le fer et l'arestuel devant.
Tel cop li dona neporquant
Sor son escu haut el plus anple,
Que hurter li fist a la tanple,
Et que le braz au piz li serre:
Puisque son adversaire était sans armure
Il tourna sa lance le fer derrière
l’arrêt vers l’avant
Il lui donna cependant un tel coup
Sur la partie haute de son écu
Qu’il rebondit et le frappa à la tempe
Et qu’il lui écrasa le bras contre la poitrine

5223
Guivrez ot fet deus robes feire
L’une d’ermine et l’autre veire
De deus dras de soie divers.
L’une fu d’un osterin pers
Et l’autre d’un bofu roié
Qu’an presant li ot envoyé
D’Escoce une soe cousine.
Enide ot la robe d’ermine
Et l’Osterin qui mout chiers fu
Erec  la veire o le bofu
Qui ne revaloi mie mains.
Guivret a fait faire deux robes
L’une fourée d’ermine et l’autre de vair
Elles étaient faites de deux étoffes de soie différentes
La première était en soie d’Orient d’un bleu foncé
Et la seconde d’un brocart rayé
Qu’en présent lui avait envoyé
Une cousine d’Ecosse.
Enide reçut la riche robe d’hermine
Et de soie d’Orient.
Erec eut eut la robe de vair et de brocart
Qui ne valait pas moins.

5328
Toz le peitrax et li lorains
Estoient d’esmeraudes plains
La sele fu d’autre meniere
Coverte d’une porpre chiere
Li arçon estoient d’ivoire
S’i fu antailliee l’estoire
Comant Eneas vint de Troye

Soutix fu l’uevre bien tailliee
Tote a fin or appareillee
Uns brez taillierres qui la fist
Au taillier plus de set anz mist
Qu’a nule autre oevre la n’antandit
Le poitrail et la croupière
Etaient sertis d’émeraudes
La selle, en revanche, était couverte
D’un drap de pourpre de grande valeur
Sur les arçons d’ivoire
On avait ciselé l’histoire d’Ennée.
On y voyait comment il était venu de Troie

L’œuvre était délicate et bien ciselée
Toute rehaussée d’or fin
Le tailleur breton qui l’avait faite
Avait mis plus de sept ans à la travailler
Sans rien faire d’autre

6000
Et sache et tire si que toz
Les laz de son hiaume a deroz
Il le secoue et le tire si bien
Qu’il lui rompt tout les lacets de son heaume

6600
Mout fu li rois puissanz et larges
Ne donna pas mantiax de sarges
Ne de conins ne de brunetes
Mes de samiz et d’erminetes
De veir antier et de diapres
Listez d’orfrois roides et aspres
Le roi était puissant et généreux
Il ne donna pas de simples manteaux de serge
De brunette ou de fourrure de lapin
Mais au contraire de samit et d’hermine
De vair d’une seule pièce et d’étoffe diaprée
Ils étaient bordés d’orfrois droits et durs


Dernière édition par Rostaing Maupoulet le Sam 13 Aoû - 20:31 (2011); édité 1 fois
Revenir en haut
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Sam 13 Aoû - 20:28 (2011)    Sujet du message: Cligès Répondre en citant

1833
« Chanjons, fet il, nos conuissances
Prenons les escuz et les lances
AS traïtors que ci veons
….
Et les escuz bien reconurent
Changeons nos marques fait-il
Prenons les écus et les lances
Des traitres qui gisent ici

Ils reconnurent parfaitement les écus

4973
Mes bien fu atornez einçois
Vestuz a guise de François
Mais il passe auparavant
De beaux vêtements dans le goût français
Revenir en haut
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Ven 19 Aoû - 09:10 (2011)    Sujet du message: Yvain ou le chevalier au lion Répondre en citant

596
Sont vostre panel aborré
Et voz chauces de fer froiees
Et voz banieres desploiees ?
Votre coussin de selle est il rembourré
Vos chausses de fer sont elles fourbies
Et vos bannières déployées ?

816
Chascuns ot lance roide et fort
Si s’antredonent si granz cos
Qu’andeus les escuz de lors cos
Percent, et li hauberc deslicent
Les lances fandent et esclicent
Et li tronçon volent an haut.
Li uns l’autre a l’espee assaut
Si ont au chaple des espees
Les guiges des escuz colpees
Et les escuz dehachiez toz
Et par desus et par desoz
Si que les pieces an depandent
N’il ne s’an cuevrent ne desfandent
Car si les ont harigotez
Qu’a delivre, sor les costez
Et sor les piz, et sor les hanches
Essaient les espees blanches
Felenessemant s’antr’espruevent
N’oncques d’un estal ne se muevent
Ne plus que feïssent dyu gres
Einz dui chevalier plus angrés
Ne furent de lor mort haster
N’ont cure de lor cos gaster
Que mialz qu’il pueent les anploient
Les hiaumes anbuingnent et ploient
Et des haubers les mailles volent
Si que del sanc assez se tolent
Car d’ax meïsmes sont si chaut
Lor hauberc que li suens ne vaut
A chascuns gueres plus d’un froc
Anz el vis se fierent d’estoc
Chacun possédait une lance roide et solide
Ils se portaient des coups violents
à en perforer leurs écus
Leurs hauberts se démaillaient
Leurs lances se fendaient et éclataient
Les tronçons volaient en l’air
Ils se battirent alors à l’épée
Chaque coup tranchait un peu plus
les guiches des écus
Ceux-ci hachés par-dessus et par-dessous
Laissaient pendre des lambeaux
Et ne servaient plus à rien
Les écus déchiquetés contraignirent les combattants
A éprouver leurs épées étincelantes
Directement sur les aisselles, la poitrine ou les hanches de leur adversaire
Ils se mirent farouchement à l’épreuve et
Solidement plantés comme deux rocs
Ils ne reculèrent pas d’un pouce.
Jamais deux chevaliers ne dépensèrent
Autant d’énergie pour hâter leur propre mort
Ils ne craignaient pas de gaspiller leurs coups
Et en tiraient le profit qu’ils pouvaient
Ils cabossaient et défonçaient leurs heaumes
Faisaient voler les mailles de leurs hauberts
Et leur sang coulait à flots
Leurs coups les avaient tellement échauffés
Que leurs hauberts étaient devenus
Aussi inutiles que le froc d’un moine
Ils se frappaient d’estoc au visage

857
Mes toz jorz a cheval se tiennent
Que nule foiz a pié ne vienent
S’an fu la bataille plus bele
En la fin son hiaume escartele
Au chevalier messire Yvains
De cop fu estonez et vains
Le chevaliers ; mout s’esmaia
Qu’ainz si felon cop n’essaia
Qu’il li ot desoz le chapel
Le chief fandu jusqu’au cervel
Tant que del cervel et del sanc
Taint la maille del hauberc blanc
Ils restèrent toujours en selle
Pas une fois ils ne mirent pied à terre
La bataille n’en fut que plus belle.
Finalement Monseigneur Yvain
Fit éclater le heaume du chevalier
Sous la force du coup son adversaire
Fut ébranlé et perdit tous ses moyens
Il prit peur : jamais il n’a reçu un tel coup
Sous la coiffe son crane
Etait fendu jusqu’à la cervelle
De la cervelle et du sang
Maculaient les mailles de son haubert blanc


1024
Lors li a l’anelet livré
Si li dist qu’il avoit tel force
Come a desus le fust, l’escorce
Qu’el le cuevre qu’an n’en voit point
Mes il covient que l’en l’anpoint
Si qu’el poing soit la pierre anclose
Elle lui a donné la bague
Et lui dit qu’il avait la même vertu
Que l’écorce sur le bois
Qu’elle couvre et rend invisible.
Mais il fallait pour cela qu’en passant l’anneau
Il tienne la pierre cachée dans son poing

1885
Et avoec ce li aparoille
Robe d’escarlate vermoille
De veir fotree atot la croie
N’est rien qu’ele ne li acroie
Qui covereigne a lui acesmer
Fermail d’or a son col fermer
Ovre a pierres precieuses
Qui font les genz mout gracieuses
Et ceinturete et aumosniere
Qui fu d’une riche sainiere
Elle lui prépare
Une robe d’écarlate
Fourrée de vair
Sur laquelle on devine encore la craie
Elle lui fournit toute la parure
Au cou un fermail d’or travaillé
De pierres précieuses
Signe d’une parfaite élégance
Une ceinturette et une aumônière
Taillées dans un riche brocart

2976
Robe veire, cote et mantel
A fet porter, de soie en greinne
An destre un palefroi mout buen
Et avoec ce i met del suen
Chemise et braies deliees.
Et chauces noires et dougiees
Elle fit apporter une robe fourrée de vair
Une tunique et un manteau de soie écarlate
La demoiselle amena un excellent palefroi
Elle ajouta également
Une chemise et des braies de toile fine
Et des chausses noires et élégantes.

5423
Chemise risdee li tret
Fors de son cofre et braies blanches
Et fil et aiguille a ses manches
Si li vest et ses braz li cost

A vestir desor sa chemise
Li a baillé un nuef sorcot
Et un mantel sanz harigot
Veir d’escarlate au col li met.
Elle sortit une chemise plissée et
Des braies blanches de son coffre
Avec du fil et une aiguille
Elle lui passa et lui cousit les manches

Elle lui fit passer dessus sa chemise
Un surcot neuf
Et un manteau sans taillade
Fourré d’écarlate.

6110
A l’asanbler lor lances froissent
Qui grosses erent et de fresne
Ils brisent leurs lances au premier choc
Bien qu’elles fussent de frêne épais


Et des espees li tranchant
Esgrunent et vont rebouchant
Car ils se donent si granz flaz
Des tranchants, non mie des plaz
Et des pons redonent tex cos
Sor les nasex et sor les dos
Et sor les fronz et sor les joes que totes sont perses et bloes
La ou li sans quace desoz
Et les haubers ont si deroz
Et les escuz si depeciez
N’i a celui ne soit bleciez

Car des pons si granz cos se donent
Sor les hiaumes que tuit s’estonent
Et par po q’uils ne s’escervelent

A ce qu’il tienent apoigniees
Les espees qui grant aïe
Lor font quant il fierent a hie
Ils émoussent les tranchants des épées
Ils émoussent leurs épées car ils frappent
Du tranchant et non du plat de l’arme
Avec la garde ils frappent le nasal,
Le dos, le front de leur adversaire
Et les joues deviennent bleues
Et violacées la où le sang jaillit.
A force de lacérer leurs hauberts
Et de démanteler leurs écus
Ils sont blessés tous les deux
….
Les coups assenés sur les heaumes
Par la garde de leurs épées
Les ébranlent et manquent de les faire évanouir.

Ils se portent de violents coups sur le visage en empoignant solidement leurs épées.
Cela leur permet de redoubler la force de leurs coups.
Revenir en haut
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Ven 26 Aoû - 16:50 (2011)    Sujet du message: Lancelot ou le chevalier de la charrette Répondre en citant

260
Et virent que les regnes furent
Del frain rompues andebeus
Li chevax venoit trestoz seus
S’ot de sanc tainte l’estriviere
Et de la sele fu derriere
Li arçonz frez et perçoiez
Ils remarquent que les rênes
Ont été toutes deux tranchées de la bride
Le cheval revenait tout seul
Avec l’étrivière toute tachée de sang
Et la selle avait son arçon de derrière
Toute brisée et déchiquetée


506
Se couche soz un samit jaune
Un covertor d’or estelé
N’estoit mie de veir pelé
La forreüre, ainz ert de sables
Bien fust a oés un roi metables
Li covertors qu’il a sor lui
Li liz ne fu mi de glui
Ne de paille, ne de viez nates

En la lance un pannon avoit
Qui estoit toe de feu espris
Il se couche sous une couverture
De brocart de soie jaune constellé d’or
La doublure n’était pas en fourrure
De mauvais écureuil  mais bien de zibeline
Elle aurait pu convenir à un roi,
Cette couverture qu’il a tirée sur lui.
Le lit lui-même n’était pas fait
De chaume, de paille ou de vieilles nattes.

La lance portait un pennon
Enflammé

 
848
Par les enarmes prant l’escu
Et met la lance sor lo fautre
Il prit son écu par les énarmes
Et mis sa lance en arrêt sur l’arçon


1004
De son col oste son escu
Li chevaliers, et si le pant
A un croc, et la lance prant
Et met sor un hantier an haut.
Le chevalier enleva de son col son écu
Et le pendit à un crochet
Il prit sa lance et l’engagea
Par le haut dans un porte lance.


1201
Un lit ot fet en mi la sale
Don li drap n’erent mie sale
Mes blanc et lé et delïe.
N’estoit pas de fuerre esmïé
La couche, ne de coutes aspres.
Un covertor de deus dïaspres
Ot estandu desor la couche.
Un lit avait été préparé
Au milieu de la salle avec des draps
Tout propres, blancs, larges et fins.
On n’y avait pas mis une vulgaire paillasse
Ni une couette rugueuse.
On avait étendu sur la couche une couverture
Faite d’une double étoffe de soie.

 
1655
Un chevaliers auques d’ahé
Estoit de l’autre part del pré
Sor un cheval d’Espaigne sor
S’avoit lorain et sele d’or
Et s’estoit de chienes meslez.

Por le bel tans ert an chemise
s’esgardoit les geus et les baules
un mante lot par ses espaules
d’escarlate et de veir antier.
Un chevalier d’un certain âge
Se tenait de l’autre côté
De la prairie sur un cheval d’Espagne
A robe brune dont les rênes
Et la selle étaient dorées.

Il était simplement vêtu d’une tunique légère
Et il regardait les jeux et les danses.
Il avait jeté sur ses épaules
un manteau d’écarlate
Doublé de pleine peau d’écureuil.


2397
Quant armez fu, sanz demorance
Mote et prant l’escu et la lance
Qui estoit granz et roide et peinte
Ainsi équipé il monta à cheval sans délai
Prit l’écu et la lance, une grande lance
Robuste et peinte.


2744
Si li passe et tel le conroie
Qu’il n’i remaint laz ne corroie
Si li fet le hiaume voler
Del chief et cheoir la vantaille
Il le déborde et l’arrange si bien
Qu’il ne lui laisse intacts ni lacets ni courroies
Ainsi il lui fait voler le heaume
De sa tête et tomber la ventaille

 
2912
Que cil par le hiaume le sache
Si que trestoz les laz an tranche
La vantaille et la coiffe blanche
Li abat de la teste jus.
En effet le tirant par le heaume
Notre chevalier en coupe toutes les sangles
Il lui fait glisser la ventaille et la coiffe blanche.


3109
As mains nues et si deschauz
Que il ne s’est lessiez an pié
Souler, ni chauce, n’avanpié
De ses mains nues et débarrassé
De ce qui aurait pu gêner ses pieds
Souliers, chausses et avant pieds

7088
Que le nasal li huret as danz
Que trois l’en a brisiez dedanz                     
Car le coup qu’il lui donne sur le nasal
Le lui fait entrer dans les dents
Dont trois se brisent dans sa bouche
Revenir en haut
Rostaing Maupoulet
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2009
Messages: 187

MessagePosté le: Mar 13 Sep - 21:39 (2011)    Sujet du message: Perceval ou le Conte du Graal Répondre en citant

499
De chenevaz grosse chemise
Et braies feites a la guise
De Gales ou l’an fet ansanble
Braies et chauces, ce me sanble
Et si ot cote et chaperon
De cuir de cerf clos anviron.
Une chemise de toile grossière
Et des braies taillées à la mode de Galles
Où l’on taille il me semble
Braies et chausses d’une seule pièce
Et il reçoit aussi une cotte sans manche
Avec un capuchon de cuir de cerf


641
Li trez fu biax a grant mervoille
L’une partie fu vermoille
Et l’autre fu d’orfrois bandee
Desus ot une aigle doree.
La tente était d’une beauté merveilleuse
D’un côté elle était vermeille
Et de l’autre ornée de bandes brodées d’or
Au sommet il y avait une aigle dorée.

 
Antor le tref, a la reonde
Qui estoit li plus biax del monde
Avoit ramees et fuilliees
Et loiges galesches dreciees
En cercle autour de la tente
On avait construit avec des branches
Et avec des feuilles des abris, des huttes
Et des loges à la manière galloise.

 

1152
 
Ne volt lessier ne se preist
Por rien qu’Ionez li deist
Une cote mout aeisiee
De drap de soie, ganbeisiee
Que desoz son haberc vestoit
Li chevaliers quant vis estoit

Yonez les chauces li lace
Et sor les revelins li chauce
Puis li a le hauberc vestu
Il ne voulait pas
Quoi que put lui dire Yonet
Revêtir la confortable tunique
En drap de soie, gamboisée
Qu’enfilait sous son haubert,
Le chevalier de son vivant

….
Yonet lui lace les chausses
Et sur les brodequins
Par-dessus les chausses, les éperons

 

1428
Et li prodom se fist chaucier
Les esperons tranchanz d’acier
Le seigneur se fait mettre les éperons
D’acier tranchant
 

1600
 
Si li fist porter an presant
Chemise et braies de cheinsil
Et chauces taintes au bresil
Et cote d’un drap de soie Ynde
Qui fu tissue et fez an Ynde
Il lui fit apporter en présent
Chemise et braies de toile fine
Des chausses teintes au bois de brésil
Et une cotte de soie bleue
Tissée et confectionnée en Inde
 


1796
 
Ses mantiax fu, est ses bliauz
D’une porpre noire, estelee
D’or, et n’estoit mie pelee
La pane qui d’ermine fu
D’un sebelin noir et chenu
Qui n’estoit trop lons ne trop lez
Fu li mantiax au col orlez
Son manteau comme son bliaut étaient
De pourpre noire étoilée
D’or avec une bordure
Bien fournie d’hermine
Une fourrure de zibeline noire et grise
Ni trop longue ni trop large
Formait l’ourlet au col du manteau

 

1847
 
Sor une coute de samit
Qui fu tandue sur un lit
Se leanz andui asis
Sur une couette de soie
Etendue sur un lit
Ils se sont assis tous les deux


1952
Un mantel cort de soie an grainne
A afublé sor sa chemise
Un manteau court de soie rouge
Elle a jeté sur sa chemise

 
2199
Si met la lance sor le fautre
Et point li uns acontre l’autre
Sans desfiance sanz areisne.
Fer tranchant et lance de fresne
Avoit chascuns, grosse et poignal
Il mit sa lance en garde
Et les deux chevaliers se chargent
Sans plus de défi ni discussion
Chacun a une lance de frêne au fer tranchant
Et au manche robuste et bien maniable


2664
Chascuns ot sa lance apoiee
Desor la sele, sor le fautre
Chacun a sa lance appuyée
Sur le feutre de sa selle

 
2202
Fer tranchanr et lance de fresne
Avoit chascuns, grosse et poignal
Chacun d’eux avait une lance de frêne
Au fer acéré et à la hampe
Robuste mais maniable


2796
El chief un chapel de bonet
Sa cote fu d’un riche drap
De soie tote coloree
Ceinz fu d’une ceinture ovree
Don la boclete et tuit li mambre
Sur la tête un chapeau souple
Estoient d’or, bien m’an remanbre
Li carz li afuble un mantel
D’escarlate, frès et novel

Et ses chiés fu anchapelez
D’un sebelin noir come more
A une porpre vox desore
Et d’Itel fu sa robe tote
Sa cotte était d’un riche tissu
De soie riche en couleur
Il portait une ceinture ouvragée
Dont la boucle et les chainons
Etaient d’or je m’en souviens
Le quatrième l’habilla d’un manteau

D’écarlate flambant  neuf


Il portait une coiffure
De zibeline noire comme mûre,
Enturbannée de pourpre,
Et le reste de ses vêtements aussi était noir.


3163
Li ponz de l’espee fu d’or,
Del meillor d’Arrabe ou de Grece
Li fuertes d’orfrois de Venece
Le pommeau de l’épée était d’or
Du meilleur d’Arabie ou de Grèce
Le fourreau était brodé à la mode de Venise


3135
Et il l’a bien demie treite
Si vit bien ou ele fu feite
Que an l’espee fu escrit
Et lui la tira à demi du fourreau
Et il vit bien où elle avait été faite
Car c’était gravé sur la lame


4476
Ils comancent à deslacier
Andui lor hiaumes et vantailles
Et traient contreval les mailles
Ils se mettent à délacer leur heaume
Et leur ventaille, rabattant la coiffe de mailles

 
5672 : scène de chasse de biches à la lance. Le cheval perd un fer, pas de vêtements particuliers

5705
Devant avoit gent secorciee
Qui vindrent tote la chauciee
Garçons a pié qui chiens menoient
Et vaneor apres venoient
Qui portoient espiez tranchanz
Après ot archiers et sergenz
Qui Ars et saietes portoient
Devant il y en avait de cours vêtus
Qui occupaient toute la chaussée
Des valets qui tenaient des chiens en laisse
Derrière il y avait des veneurs
Qui portaient des épieux tranchants
Ensuite venaient des archers et des sergents
Qui portaient arcs et flèches


6582
Et lors a torné l’arestuel
De la lance et si l’an andoise
A l’esperon si qu’il ne poise
Au chevalier s’il l’esveilla
Alors il retourne sa lance
Et de la hampe il touche
Le chevalier à l’éperon


6828
Et mes sire Gauvain l’a pris
Par la regne qui fu de soie
Et Messire Gauvain l’a prit
Par la rêne qui était en soie

 

7911
Et uns toz seus vaslez i vint
Qui une robe a son col tint
Cote et mantel et sorecot
Pane d’ermine el mante lot
Et sebelin noir come more
Et la coverure desore
Fu d’une sanguine vermoille
Entra alors un jeune homme tout seul
Qui portait suspendu à son cou
Une cotte, un manteau et un surcot
Le manteau était doublé d’hermine
Et de zibeline noire comme mûre
Et recouverte d’un tissu
Rouge vermeil.


7992
Et mes sire Gauvain s’atorne
De la robe, qui mout fu riche
Et son col d’un fermail afiche
Qui pandoit à la cheveçaille
Et Messire Gauvain s’habille
De ces riches vêtements
Qu’il ferme au cou avec un fermail
Pendant à l’encolure


8109
Et fu d’un diapre vestue
Blanc a fil d’or, d’uevre menue
Elle portait une robe de soie blanche
Brodée d’or, finement ouvragée


8528
Et s’a talant que li ost
La sele,et il li a ostee
Et por essuier acostee
Quant li peniaux li fu ostez
L’eve des dos et des costez
Et des janbes li abat jus.
Il lui enlève la selle
Et la dépose pour la faire sécher
Quand il eut ôté le coussinet (ou le collier de chasse ?)
Il lui fit s’écouler l’eau du dos
Des flancs et des jambes


8788
Si me porteroiz cest anel
A m’amie, si li bailliez
Vous porterez de ma part cet anneau
A mon amie et lui donnerez


8818
Maint boen drap vermoil et sanguin
I taint an et maint escarlate
On y teint maintes bonnes étoffes vermeilles
Et couleur sang ainsi que du drap d’écarlate

 
8910
Dameisele ge vos aport
Un anelet d’outre ce port
Don l’esmeraude mout verdoie.
Demoiselle je vous apporte
Un petit anneau de l’autre rive
L’émeraude en est d’une belle couleur verte
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:25 (2018)    Sujet du message: Le matériel dans les romans de Chrétien de Troyes

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum de la cavalaria delphina Index du Forum -> Reconstitution -> La bibliothèque Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

Sauter vers:  


Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Chronicles phpBB2 theme by Jakob Persson (http://www.eddingschronicles.com). Stone textures by Patty Herford.