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La reconstitution au sein de la Cavalaria Delphina

 
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Rostaing Maupoulet
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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 17:51 (2009)    Sujet du message: La reconstitution au sein de la Cavalaria Delphina Répondre en citant

1. Objet du présent document
Le présent document a pour objet de définir et présenter la vision de la reconstitution historique au sein de la Cavalaria Delphina. A ce titre, il n’a aucune prétention à l’universalité et constitue simplement notre référentiel.


2. Généralités sur la reconstitution historique 1.1. Définition
Il existe à coup sur au moins autant de définitions de la reconstitution historique que d’associations.
Nous adopterons la définition exprimée sur le site Wikipedia selon laquelle la base commune reconnue par tous les pratiquants est « la production et l'usage d'objets réalisés à partir de la documentation historique. Quel que soit l'objectif, une personne ou un groupe (association, etc.) se revendiquant de la reconstitution historique appuiera sa démarche sur la production et/ou l'usage d'objets dont les aspects sont tirés des sources testimoniales (textes), iconographiques, archéologiques et muséographiques[…]»
2.2. Les impératifs
2.2.1.  Une démarche de progrès aux objectifs ambitieux
« Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser l'imperfection et l'atteindre. » [Bertrand Russell].
Un chapitre entier du présent document est consacré aux limites de la démarche de reconstitution. Ce serait cependant faire preuve de mauvaise foi que de prendre ces limitations comme prétexte pour se contenter d’approximations.
Le reconstituteur doit systématiquement se remettre en cause par le questionnement personnel, par l’expérimentation et par la confrontation à d’autres avis. Il doit chercher à améliorer ses connaissances, son équipement et sa pratique pour aller vers plus de réalisme et de précision.
2.2.2.  Une démarche méthodique et rigoureuse
La reconstitution doit s’appuyer sur des sources précises :
·         Les sources "primaires" sont constituées par le matériel archéologique, l'iconographie (représentations graphiques), les textes d'époques (manuscrit, cartulaires, inventaires), la statuaire….
·         Les sources secondaires sont les études s’appuyant sur des sources primaires citées et argumentées.
Il est important de ne jamais considérer à priori une source, primaire ou secondaire, comme une vérité établie. Le questionnement, le recoupement, la vérification, doivent prévaloir.   
La reconstitution d’un objet part impérativement de la source pour aller vers la réalisation.
Lors de la reconstitution d’un objet on se retrouvera inévitablement confronté à des choix liés à des interprétations ou à des limitations. Cela n’est pas un problème du moment que ces choix sont assumés, argumentés et confrontés à des avis contradictoires.
 
2.2.3.   La cohérence individuelle, géographique, temporelle et sociale
Les champs explorés par la reconstitution sont infinis. Pour être précis le reconstituteur doit donc limiter ses objectifs à la représentation d’un (parfois deux ou trois) individu ayant réellement existé ou fictif : le personnage.
Les équipements reconstitués doivent être cohérents avec le personnage. Cette cohérence couvre trois grands domaines :
 
·         La cohérence temporelle
Le personnage existe à une date précise. Compte tenu du manque d’informations et de l’évolution plus ou moins lente des modes, on peut accepter de définir une fourchette temporelle qui sera au grand maximum d’une cinquantaine d’années. La démarche de progrès devra permettre de réduire progressivement cette fourchette.
·         La cohérence géographique
Même à une période donnée, vêtements et ustensiles diffèrent d’un lieu à l’autre en fonction de coutumes locales, de l’adaptation au milieu, de la diffusion des modes. Il convient donc de restreindre la reconstitution pour un personnage à la région ou aux régions dans lesquelles il évolue. Ici encore on peut accepter de définir une « aire » régionale qu’on cherchera à affiner au fil du temps
·         La cohérence sociale
Pour des raisons financières mais également pour des raisons pratiques ou de prestige, un personnage portera des vêtements, utilisera des objets en rapport avec son statut social et son mode de vie.
2.2.4.   Honnêteté et échange
La reconstitution n’est pas seulement une activité individuelle, elle s’inscrit dans une démarche générale et implique de nombreux intervenants et associations. De plus la reconstitution historique implique des contacts, souhaités ou non, avec un public non initié.
C’est pourquoi, au-delà de l’honnêteté que chacun se doit à soi même dans sa démarche, il est impératif de considérer :
·         L’image que l’on projette du milieu de la reconstitution auprès du public ;
·         La véracité des informations que l’on diffuse sur la période historique reconstituée ;
·         Le respect des efforts consentis par les autres reconstituteurs.
De plus la reconstitution est un domaine où nul ne peut prétendre détenir la vérité. Le partage est un impératif de l’activité. Il importe donc :
·         De garder un esprit ouvert et curieux, en particulier en acceptant contradiction et critique constructive ;
·         De confronter ses connaissances et réalisations à l’avis de ses pairs ;
·         D’apporter sa contribution à la communauté en diffusant les connaissances acquises ;
·         D’apporter son avis constructif sans dénigrer les réalisations d’autrui ;
·         D’aider sans orgueil ou position dogmatique ceux qui débutent ;
Enfin la reconstitution est majoritairement une activité de loisir pratiquée par des passionnés, les impératifs de rigueur historique n’empêchent pas le plaisir et la convivialité.
2.3. Les limites
2.3.1.  La connaissance

Les connaissances académiques et la connaissance de chaque individu sur la période médiévale évoluent en permanence et ce qui est admis comme une vérité aujourd’hui peut être remis en cause demain.
Les sources primaires elles mêmes sont incomplètes, volontairement ou involontairement biaisées.
Les mentalités ont évolué et les auteurs des sources sur lesquelles nous nous basons ne sont plus la pour nous expliquer leur démarche.
Conséquence de ces constats, toute tentative de reconstitution est l’objet d’imprécisions et d’interprétations basées sur des hypothèses conscientes ou non. Il convient donc de rester humble et prudent  quant à ses réalisations,  de citer les sources utilisées et les interprétations éventuelles que l’on en a faites.
2.3.2.  La capacité technique
Certains savoirs faire, certaines techniques ont été perdues ou ont évolué depuis l’époque médiévale. Pour refaire, on est donc parfois réduit à des approximations, des conjectures, des expérimentations.
Certains matériaux ne sont plus disponibles tels qu’à l’époque. A titre d’exemple on citera le fer issu des fourneaux médiévaux qui n’a rien à voir avec les aciers doux actuels.
2.3.3.  Le coût
Le coût d’une pièce de reconstitution n’est pas forcément en rapport avec le coût de son modèle médiéval. Les facteurs de coût d’un produit ont énormément évolué : aujourd’hui la main d’œuvre est chère alors que le matériau est bon marché. Ainsi un vêtement de grosse laine cousu main coutera plus cher à fabriquer qu’un vêtement de soie cousu à la machine.
 
De plus, même si on doit admettre qu’une passion justifie des sacrifices, la reconstitution médiévale reste un loisir et les moyens qui peuvent y être consacrés sont forcément limités. Le chevalier médiéval qui investissait dans un haubert de mailles achetait fort cher un élément indispensable à sa survie. Le reconstituteur qui investit dans un haubert de mailles ne s’en servira que quelques jours par an pour des simulations de combat.
Notez cependant que les moyens financiers nécessaires restent proportionnels à la richesse des personnages que l’on veut reconstituer. Il conviendra donc la aussi de rester humble et de se cantonner à des personnages de statut social raisonnable, à moins de pouvoir mobiliser des sommes extensives. N’est pas Empereur ou même Comte qui veut.

2.3.4.  La sécurité
Les impératifs de sécurité et les connaissances en la matière ne sont pas les mêmes de nos jours qu’à l’époque médiévale. Mourir de saturnisme ou se faire couper un bras au combat est certainement une expérience de reconstitution intéressante mais ne semble pas faire partie des priorités du reconstituteur. Les règles de sécurité ont obligatoirement priorité sur la reconstitution.
Ainsi, on n’admettra pas d’épée réellement tranchante au combat, pas de plomb ou de cuivre pour tout récipient au contact de la nourriture…
2.3.5.   Mœurs, valeurs et respect
Les valeurs de la France actuelle et les valeurs médiévales sont totalement différentes et il est vain de prétendre juger ces dernières à l’aune de notre perception moderne.
Cela étant, une manifestation de reconstitution est une manifestation publique qui ne doit en aucun cas être le prétexte à des expressions idéologiques, religieuses, politiques…
Quels que puissent être les personnages et situations reconstitués,  le reconstituteur doit faire la part des choses et respecter dans son attitude et ses propos les principes de liberté, d’égalité, de laïcité et de respect d’autrui.


2.4. Les pièges, idées reçues et raisonnements spécieux
Loin d’être exhaustif, ce chapitre est une collection d’affirmations entendues au gré des discussions au sein du petit monde de la reconstitution. Chacun saura se reconnaître dans une certaine mesure dans ces différentes affirmations.
·         « ils n’étaient pas bêtes ils devaient faire … » Savoir, culture, mode et mentalité  ont évolué à tel point que nos évidences ne sauraient être celles d’il y a 800 ans.
·         « rien ne prouve que ça ne se faisait pas » : d’ailleurs rien ne prouve qu’ils ne sont pas allés dans l’espace donc je me mets demain à la reconstitution d’un spationaute médiéval
·         « ça existait chez les Romains et ça existait à la Renaissance donc ça devait exister au Moyen âge » : malheureusement certaines choses connues à une époque donnée peuvent avoir été perdues ou délaissées pendant un certain temps et redécouvertes par la suite.
·         « j’ai vu qu’ils le faisaient dans telle troupe de reconstitution ». la reproduction des erreurs des autres ne saurait être une méthode efficace. Demandez les sources et la démarche qui ont permis d’aboutir à la pratique en question.
·         « je l’ai vu au cinéma ».  Moi j’ai vu au cinéma que Superman met un slip rouge par-dessus un collant bleu. J’ai essayé, ça ne permet pas de voler !
·         « ok, je sais que cet objet n’est pas correct mais je l’ai déjà acheté (ou déjà fabriqué) alors il va falloir que je lui trouve une justification ». C’est effectivement rageant malheureusement c’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire.
·         « tu fais n’importe quoi, tout le monde sait que tel objet n’était pas comme ci mais comme ça » ou « ce genre de chose n’existait pas » : en matière de reconstitution, la vérité est une notion relative. Non seulement les connaissances peuvent évoluer mais des démarches différentes peuvent aboutir à des interprétations également différentes mais aussi méritoires. Plutôt qu’utiliser une affirmation péremptoire ou l’argument d’autorité il convient d’être prudent et de questionner et comparer.
·         « tel que vous me voyez, je suis parfait »  Humilité et remise en question restent la règle alors que les connaissances sur le sujet sont toujours incomplètes et en évolution permanente.
·         « écarte toi de mon chemin maraud ou je te fais bastonner » ou « A boire ribaude !!! »  jouer un rôle en reconstitution est un vrai plaisir. Il faut cependant veiller à ne pas tomber dans l’excès au risque de devenir soi même une caricature 
·         « tous les gens faisaient comme ça, je l’ai vu dans telle source » toute source est partiale et partielle. La présence d’un élément dans une source est une information qu’il faut décrypter : volonté de représentation de l’auteur, erreur involontaire, élément marginal ou pratique généralisée. C’est le recoupement des sources et l’analyse qui permettront de se faire une idée…susceptible d’évoluer avec le temps.
·         « de toute façon les spectateurs ne feront pas la différence » tout d’abord, on pratique la reconstitution pour soi autant que pour les autres. Et vous faites la différence. De plus un spectateur non averti aura effectivement tendance à croire que ce qu’il voit est une représentation exacte de la réalité historique ; en présentant des choses approximatives, on prend le risque de véhiculer des idées fausses.
       « c’est médiéval, il faut que ça soit sale et/ou usé » ou « ton équipement est tout neuf/propre, il ne fait pas médiéval » même s’il est probable que du fait de la cherté des matériaux on ait plus volontiers réparé, rapiécé et réutilisé au Moyen Age que de nos jours, il n’y a aucune raison pour qu’un objet venant d’être fabriqué soit neuf et exempt de défaut. Quant à la propreté de la tenue, l’hygiène de base commande de se laver et de laver ses vêtements aujourd’hui comme autrefois. Il faudra simplement se garder de l’excès inverse, une troupe entière habillée de neuf de la tête aux pieds fera « sortie du magasin », associer pièces neuves et déjà portées semble tout à fait naturel.


Dernière édition par Rostaing Maupoulet le Jeu 11 Aoû - 10:07 (2011); édité 4 fois
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MessagePosté le: Jeu 10 Déc - 17:51 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Rostaing Maupoulet
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Messages: 187

MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 09:58 (2011)    Sujet du message: La reconstitution au sein de la Cavalaria Delphina Répondre en citant

3. Principes retenus pour la Cavalaria Delphina
3.1. Période
La Cavalaria Delphina s’intéresse au 13ème siècle en priorité. Les choses ayant beaucoup évolué en 100 ans et afin de garantir une précision minimale et en même temps une compatibilité avec le plus grand nombre de reconstituteurs 13ème siècle, la période retenue est 1230 ± 20 ans.
3.2. Géographie
La Cavalaria Delphina s’intéresse principalement à la région entre Voiron et les Abrets, zone frontalière entre Savoie et Dauphiné au 13ème siècle. Les sources primaires restant rares pour ce lieu et cette époque et la zone concernée étant une zone d’échange importante, on acceptera les sources primaires issues de l’ouest de l’Europe, plus précisément France (nord et centre), Italie, empire germanique, Angleterre.
A titre d’exception un objet, voire un personnage issu d’une autre zone que celle définie plus haut pourra être accepté mais nécessitera une justification (par ex : objet ramené de pèlerinage ou de croisade) permettant de l’intégrer au groupe.
3.3. Personnages
La vocation de l’association est de représenter un groupe de cavaliers. Les personnages seront donc essentiellement des cavaliers. Cependant toute troupe de cavaliers a besoin d’auxiliaires civils ou militaires et on acceptera donc des piétons dont la présence peut se justifier.
Pour des raisons pratiques (précision des sources) autant que déontologiques, les personnages reconstitués sont des personnages fictifs cohérents avec l’époque et le lieu.
Pour des raisons de budget, les personnages reconstitués seront des gens du peuple, des artisans, des petits bourgeois, des hommes d’armes (clients) et des nobles de petit lignage : écuyers, bacheliers, chevaliers à pennon.
La reconstitution de bannerets, barons, comtes, évêques, riches bourgeois… implique des moyens financiers trop importants ainsi que des problèmes de cohérence (ces personnages sont rares, en général accompagnés de nombreux suivants et souvent identifiés nominativement dans les sources)
3.4. Règles & tolérances
Utilisation de matières et tissus attestés au 13ème siècle : lin, laine, chanvre, soie. Pas de matières synthétiques. Bien que connu, le coton semble utilisé de façon marginale. Sauf plus amples précisions sur ce point on l’évitera donc.
Le cuir tanné végétal plutôt que tanné au chrome est assez facile à trouver pour un surcoût acceptable. On le privilégiera donc.
Compte tenu de la difficulté de trouver des tissus tissés à la main, le tissage mécanique est accepté de même, au moins dans un premier temps, que les teintures modernes du moment que les couleurs et leur intensité sont respectées.
Une couture à la main bien réalisée et une couture machine sont difficilement dissociables et le surcoût d’une couture main intégrale est très important. Si sur le long terme, il est préférable de tendre vers une couture à la main, on acceptera cependant la couture machine ou la couture manuelle uniquement des parties visibles.
L’ordre privilégié de réalisation des équipements pour un membre de l’association devrait être :
·         Etude des sources générales
·         Définir un personnage
·         Etude des sources spécifiques
·         Réaliser la tenue civile
·         S’équiper pour la vie de camp
·         Réaliser la tenue militaire
·         Réaliser l’équipement équestre
·         Tout recommencer Twisted Evil
Pourquoi dans cet ordre ?
Il est impératif avant de se lancer d’avoir une idée précise de ce que l’on veut faire. Pour cela, une connaissance de base du sujet est nécessaire. Ensuite la définition d’un personnage précis permettra de s’équiper de manière cohérente en évitant les achats ou réalisations hors sujet.
Non seulement la tenue civile est moins chère et plus aisée à reconstituer mais c’est également le costume le plus porté et donc celui servira le plus et sera le plus vu.
De même un matériel adapté pour la vie de camp (couchage, rangements, vaisselle, éclairage, nécessaire de toilette…) garantira un bon confort durant les manifestations et évitera les nombreux anachronismes : sac de couchage moderne, sacs en plastique, lampes de poche…).
La tenue militaire est chère à réaliser surtout pour les personnages nobles qui sont intégralement vêtus de mailles.
Enfin l’équipement équestre, également onéreux, demande, en plus des connaissances historiques, les connaissances nécessaires pour assurer le confort et la sécurité du cheval et du cavalier.
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